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Textes Légaux

Jurisprudence

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-01-22
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 22 janvier 2026, 23-23.916, Inédit

La Cour de cassation rappelle plusieurs principes essentiels en matière de CCMI et de garantie de livraison. Le garant doit prendre en charge le coût des travaux nécessaires à l'achèvement, même non prévus ou mal chiffrés, y compris ceux réservés par le maître d'ouvrage. Les pénalités de retard courent jusqu'à la livraison d'un ouvrage habitable, ce qui implique la conformité aux normes (ex: Consuel). La décision renforce la protection des maîtres d'ouvrage face aux défaillances du constructeur et du garant.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Colmar
2026-01-22
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 22 janvier 2026, 23-22.752, Inédit

La Cour de cassation censure une cour d'appel qui a fondé sa décision sur un moyen tiré de la doctrine administrative, relevé d'office, sans avoir préalablement invité les parties à présenter leurs observations. Cette décision rappelle l'application stricte du principe du contradictoire (article 16 du CPC). Les praticiens doivent veiller à ce que tout argument juridique, même issu de la doctrine administrative, soit soumis au débat des parties.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Bastia
2026-01-22
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 22 janvier 2026, 24-18.014, Inédit

La Cour de cassation rappelle qu'un juge ne peut requalifier une clause contractuelle (ici, une clause pénale) si les parties s'accordent sur sa qualification juridique. En l'espèce, la cour d'appel avait violé l'article 4 du CPC en requalifiant la clause en dommages-intérêts, privant ainsi le débiteur de la possibilité de demander une modération judiciaire. Cette décision souligne l'importance du respect des prétentions des parties dans la détermination de l'objet du litige.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Rejet
Prov. : Cour d'appel de Nîmes
2026-01-22
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 22 janvier 2026, 23-21.673, Publié au bulletin

La Cour de cassation confirme que le délai de trois mois pour produire une créance au garant financier d'un agent immobilier ne court qu'à compter de la notification individuelle de la cessation de garantie au créancier. L'absence de communication du registre-répertoire au garant ne le dispense pas de cette notification, et la seule publication d'un avis ne suffit pas à faire courir le délai.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Pau
2026-01-22
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 22 janvier 2026, 24-10.067, Inédit

La Cour de cassation juge que la reconnaissance par le garant de livraison du principe de sa garantie, même si elle vise l'obligation de livrer un immeuble achevé, interrompt la prescription de l'action du maître de l'ouvrage en paiement des travaux d'achèvement. Cette décision renforce la protection des maîtres d'ouvrage face aux garanties de livraison.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Bordeaux
2026-01-22
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 22 janvier 2026, 24-12.387, Inédit

La Cour de cassation rappelle que les demandes nouvelles en appel sont recevables si elles visent à opposer compensation, écarter les prétentions adverses, ou juger des questions nées de l'intervention d'un tiers ou d'un fait nouveau, ou si elles sont reconventionnelles. Les juges du fond doivent vérifier ces critères pour les actions récursoires, et pas seulement si elles sont l'accessoire ou le complément des demandes initiales.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Lyon
2026-01-15
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 15 janvier 2026, 24-14.618, Publié au bulletin

La Cour de cassation précise que l'extinction d'une servitude de passage par non-usage trentenaire n'est interrompue que par des actes matériels de passage. La simple intention d'user de la servitude, même manifestée par des mises en demeure ou des constats, ne suffit pas à faire obstacle à la prescription. Les propriétaires doivent prouver un usage effectif.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-01-15
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 15 janvier 2026, 23-22.080, Inédit

La Cour de cassation rappelle que la compétence juridictionnelle pour un ensemble contractuel doit être appréciée globalement. Si un contrat de droit privé (VEFA) est indissociable d'un contrat administratif (bail emphytéotique administratif), l'ensemble relève de la juridiction administrative. Les juges doivent rechercher l'indivisibilité de l'opération pour déterminer la compétence.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Rejet
Prov. : Cour d'appel de Dijon
2026-01-15
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 15 janvier 2026, 24-21.703, Publié au bulletin

La Cour de cassation précise que la notification par la SAFER de sa décision de préemption avec révision de prix doit seulement *indiquer* l'accord exprès des Commissaires du gouvernement. Il n'est pas exigé, à peine de nullité, que cet accord soit *joint* à la notification. Cette clarification sécurise les procédures de préemption de la SAFER.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Versailles
2026-01-15
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 15 janvier 2026, 24-19.013, Inédit

La Cour de cassation censure une cour d'appel pour défaut de réponse à conclusions. Elle rappelle qu'une servitude de passage, initialement liée à un projet de construction sur le fonds dominant, pourrait être éteinte si ce fonds devient inconstructible en raison des règles d'urbanisme. Le juge doit examiner si la servitude est privée d'objet, même si aucun permis de construire n'a été formellement refusé.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Tribunal de proximité de Nogent-sur-Marne
2026-01-15
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 15 janvier 2026, 24-11.742, Inédit

La Cour de cassation rappelle que le syndicat des copropriétaires est responsable de plein droit des dommages causés par les parties communes. Il ne peut s'exonérer qu'en prouvant la force majeure ou une faute de la victime ou d'un tiers ayant causé l'entier dommage. Les efforts du syndicat ou la connaissance de l'état de l'immeuble par la victime ne sont pas des motifs d'exonération valables.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel d'Angers
2026-01-15
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 15 janvier 2026, 23-23.534, Publié au bulletin

La Cour de cassation précise les conditions de recevabilité de l'action en recouvrement de charges de copropriété (art. 19-2 loi 1965). Le syndicat doit justifier d'une mise en demeure pour les provisions dues, d'une nouvelle mise en demeure pour les exercices postérieurs, et de l'approbation des comptes pour les sommes dues des exercices non visés par une mise en demeure. Cela renforce la rigueur procédurale exigée des syndics.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Rouen
2026-01-15
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 15 janvier 2026, 24-10.778, Publié au bulletin

La Cour de cassation précise que le juge saisi en procédure accélérée au fond pour le recouvrement de charges de copropriété (art. 19-2 loi 1965) ne peut connaître des demandes reconventionnelles qui n'entrent pas dans ce cadre, constituant une fin de non-recevoir. Elle rappelle aussi l'obligation du juge de statuer sur la répartition des charges entre nu-propriétaire et usufruitier lorsque le syndicat le demande, même en l'absence de solidarité.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel d'Orléans
2026-01-15
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 15 janvier 2026, 24-19.324, Inédit

La Cour de cassation rappelle que pour apprécier l'état d'enclave d'un fonds, notamment pour le raccordement aux réseaux d'assainissement, le juge doit rechercher si le coût des travaux nécessaires n'est pas disproportionné par rapport à la valeur du fonds. Le défaut de réponse à cet argument constitue un défaut de motivation.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Montpellier
2026-01-15
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 15 janvier 2026, 24-16.034, Inédit

La Cour de cassation rappelle que les statuts d'une AFUL doivent être respectés pour la convocation aux assemblées générales. Si les statuts distinguent les "représentants des copropriétés" et les "propriétaires individuels", un copropriétaire d'un lot au sein d'une copropriété membre de l'AFUL n'est pas un "propriétaire individuel" et n'a pas à être convoqué personnellement.

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Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-01-08
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 8 janvier 2026, 24-12.082, Publié au bulletin

La Cour de cassation distingue la clause pénale de la clause de dédit. Une clause permettant au maître d'ouvrage de résilier un CCMI moyennant une indemnité forfaitaire de 10% du prix est une clause de dédit, non susceptible de modération par le juge. Cette clarification est cruciale pour la rédaction des contrats et la prévisibilité des indemnités de rupture.

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Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Rejet
Prov. : Cour d'appel de Besançon
2026-01-08
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 8 janvier 2026, 23-22.803, Publié au bulletin

La Cour de cassation précise qu'une expertise amiable peut fonder la décision du juge si elle a été diligentée en application d'une clause contractuelle et par un expert choisi d'un commun accord. Cette décision renforce la valeur probante des expertises contractuelles et contradictoires, offrant une opportunité de résolution des litiges sans expertise judiciaire systématique.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Riom
2026-01-08
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 8 janvier 2026, 24-12.266, Inédit

En matière de garantie des vices cachés, la Cour de cassation rappelle que la charge de la preuve du point de départ du délai de prescription biennale incombe au vendeur qui l'invoque, et non à l'acquéreur. Les praticiens doivent veiller à ce que le défendeur prouve la connaissance du vice par l'acquéreur plus de deux ans avant l'assignation.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Fort de France
2026-01-08
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 8 janvier 2026, 23-19.710, Inédit

La Cour de cassation précise que l'expiration du délai d'une condition suspensive d'obtention de prêt ne prive pas le bénéficiaire de la promesse de se prévaloir d'un refus de prêt, en l'absence de mise en demeure préalable du promettant. De plus, le juge doit rechercher si les demandes de prêt étaient vouées à l'échec, même si elles ne respectaient pas strictement les termes de la promesse. Cela renforce la protection de l'acquéreur.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Caen
2026-01-08
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 8 janvier 2026, 24-10.636, Inédit

La Cour de cassation rappelle qu'en cas de vice caché connu du vendeur professionnel, celui-ci est tenu à la réparation intégrale de tous les dommages, y compris le coût de reconstruction du bien si l'acheteur choisit de le conserver. Les dommages-intérêts ne peuvent être limités à la seule valeur vénale du bien avant sa destruction. Cette décision renforce la responsabilité des vendeurs professionnels.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Nîmes
2026-01-08
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 8 janvier 2026, 24-11.599, Inédit

La Cour de cassation rappelle l'obligation des juges de ne pas dénaturer les clauses d'exonération de garantie des vices cachés. Surtout, elle précise que la responsabilité du notaire pour défaut d'information sur une servitude occulte ne peut être engagée pour le coût de la garantie due par le vendeur, mais seulement en cas de défaillance de ce dernier. Cela limite la mise en cause du notaire lorsque le vendeur est solvable.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Riom
2026-01-08
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 8 janvier 2026, 23-22.323, Inédit

La Cour de cassation rappelle que la responsabilité décennale des constructeurs est de plein droit. Ni le fait de se conformer aux plans du maître d'œuvre, ni l'atteinte des limites techniques d'une entreprise ne constituent une cause étrangère exonératoire de responsabilité pour les désordres affectant l'ouvrage qu'ils ont réalisé. Cela renforce la vigilance requise des entreprises de maçonnerie et de terrassement.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Toulouse
2026-01-08
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 8 janvier 2026, 24-11.645, Publié au bulletin

La Cour rappelle que l'acceptation par le bénéficiaire d'une stipulation pour autrui ne décharge le stipulant de son obligation que si le créancier consent à une novation, ce consentement ne pouvant résulter de la seule acceptation. Elle censure également une cour d'appel qui, après s'être déclarée non saisie d'un chef de jugement, le confirme néanmoins. Les praticiens doivent veiller à la clarté des consentements à novation et à la cohérence des décisions d'appel.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Riom
2026-02-05
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 5 février 2026, 24-12.388, Inédit

La Cour de cassation réaffirme que l'existence de pourparlers transactionnels ne reporte ni ne suspend le délai de prescription biennale de l'action en garantie des vices cachés (article 1648 du Code civil). Ce délai court impérativement à compter de la découverte du vice par l'acquéreur. Les justiciables et praticiens doivent être vigilants sur les délais, les négociations amiables n'offrant pas de sursis.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-02-05
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 5 février 2026, 24-10.925, Inédit

En cas de violation d'une servitude de hauteur dans un lotissement, la démolition ne doit porter que sur la partie de l'ouvrage non conforme, si cela suffit à le rendre conforme. De plus, le juge doit toujours rechercher si la démolition n'est pas disproportionnée au regard de son coût pour le débiteur de bonne foi et de l'intérêt pour le créancier. Cette décision renforce le contrôle de proportionnalité pour les ordres de démolition.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-02-05
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 5 février 2026, 24-11.390, Inédit

La Cour de cassation rappelle l'interdiction de dénaturer les clauses contractuelles, notamment les exclusions de garantie des contrats d'assurance. Une clause excluant le coût de réfection des travaux à l'origine du dommage doit être appliquée selon ses termes clairs et précis. Les praticiens doivent veiller à la rédaction et à l'interprétation littérale des clauses d'exclusion pour éviter toute dénaturation.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-02-05
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 5 février 2026, 24-13.020, Inédit

La Cour de cassation rappelle deux principes essentiels : l'entrepreneur principal peut opposer les manquements de son sous-traitant (tenu d'une obligation de résultat) pour se décharger de son obligation de paiement. De plus, le juge ne peut refuser d'évaluer un dommage dont il a constaté l'existence en son principe, même en cas d'insuffisance des preuves fournies par les parties. Cette décision est cruciale pour la gestion des relations contractuelles en sous-traitance et la liquidation des préjudices.

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Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Rejet
Prov. : Cour d'appel de Bourges
2026-01-29
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 29 janvier 2026, 24-21.125, Publié au bulletin

La Cour de cassation précise que l'obligation de publication d'un appel à candidatures de la SAFER sur les sites internet des préfectures (art. R. 142-3 C. rural) est remplie par l'insertion d'un lien hypertexte renvoyant à l'avis intégral sur le site de la SAFER. Cette décision valide l'usage des liens hypertextes pour satisfaire aux exigences de publication légale, offrant une souplesse bienvenue aux SAFER.

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Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Rejet
Prov. : Cour d'appel de Caen
2026-01-29
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 29 janvier 2026, 24-16.270, Publié au bulletin

La Cour de cassation précise que le bailleur commercial qui régularise tardivement les charges (hors délai légal ou contractuel) n'est pas tenu de restituer les provisions versées. Il suffit qu'il justifie, même devant le juge, de l'existence et du montant des charges dues. Cette décision assouplit la sanction pour les bailleurs en cas de retard, pourvu que les charges soient fondées.

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Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Rejet
Prov. : Cour d'appel de Versailles
2026-01-29
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 29 janvier 2026, 24-20.758, Publié au bulletin

La Cour de cassation juge que l'indemnité d'occupation due par un locataire se maintenant dans les lieux après la fin du bail est une "somme restant due au bailleur" au sens de l'article 22 de la loi de 1989. Le bailleur peut donc la déduire du dépôt de garantie, et le locataire ne peut opposer la prescription de cette indemnité lors de sa demande de restitution du dépôt. Cette décision sécurise la position des bailleurs face aux locataires se maintenant dans les lieux.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Limoges
2026-01-29
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 29 janvier 2026, 24-13.378, Inédit

La Cour de cassation précise que la responsabilité du colocataire pour un incendie (art. 1733 C. civ.) peut être écartée par la force majeure si l'incendie est provoqué volontairement par un autre colocataire (ou ex-concubin) s'étant introduit à l'insu du premier. Les juges du fond doivent rechercher si l'auteur du dommage occupait toujours les lieux et si l'intrusion était à l'insu du colocataire poursuivi. Cette décision renforce la nécessité d'une analyse factuelle approfondie pour exonérer un colocataire de sa responsabilité.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Tribunal judiciaire de Mont-de-Marsan
2026-01-29
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 29 janvier 2026, 24-17.255, Inédit

La Cour de cassation rappelle que le débiteur peut opposer au créancier subrogé les exceptions inhérentes à la dette, y compris la compensation avec le dépôt de garantie dû par le créancier initial, si cette compensation est intervenue avant la subrogation. Le juge ne peut écarter cette exception par un motif inopérant. Cette décision est cruciale pour les locataires face à un assureur subrogé.

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Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Versailles
2026-01-29
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 29 janvier 2026, 24-14.982, Publié au bulletin

La Cour de cassation précise l'obligation du bailleur commercial de justifier les charges. Il ne suffit pas de mettre les justificatifs à disposition du locataire ; le bailleur doit les lui adresser à sa demande. Cette décision renforce la charge de la preuve et l'obligation de transparence du bailleur, impactant directement la gestion des baux commerciaux et la contestation des charges.

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Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Riom
2026-01-29
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 29 janvier 2026, 24-20.852, Publié au bulletin

La Cour de cassation étend le principe d'opposabilité du bail à l'acquéreur (art. 1743 C. civ.) à la donation entre coïndivisaires. Un bail rural consenti par un seul indivisaire est opposable au coïndivisaire qui reçoit les droits par donation, si ce dernier en avait connaissance au plus tard au jour de la donation. Les acquéreurs par donation de biens indivis doivent donc s'assurer de l'existence de baux ruraux pour éviter leur opposabilité.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Noumea
2026-01-29
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 29 janvier 2026, 23-22.835, Inédit

La Cour de cassation rappelle que les demandes en appel ne sont pas nouvelles si elles poursuivent les mêmes fins, même avec un fondement juridique différent. Surtout, elle précise qu'un copropriétaire jouissant privativement d'une partie commune doit démonter les installations qui portent atteinte aux droits d'un autre copropriétaire, tel qu'un droit de passage, sans que cela relève uniquement du syndicat. Cela renforce la responsabilité individuelle des copropriétaires.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Grenoble
2026-01-29
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 29 janvier 2026, 24-17.227, Publié au bulletin

La Cour de cassation précise que l'indemnité d'occupation statutaire, due après l'exercice du droit d'option du locataire, doit être fixée à la valeur locative. Si le bail transfère la taxe foncière au locataire sans contrepartie, cette charge doit entraîner une diminution de la valeur locative. Les praticiens doivent veiller à ce que ce facteur soit pris en compte dans le calcul de l'indemnité pour éviter une surévaluation.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Metz
2026-02-19
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 19 février 2026, 24-20.114, Inédit

La Cour de cassation rappelle que l'erreur sur la substance ne peut être retenue si les parties ont expressément convenu de l'objet de la vente et des exclusions. Une promesse de vente portant sur des terres agricoles, excluant une partie constructible, ne peut être annulée pour erreur sur la nature ou la surface si ces exclusions étaient claires. Les praticiens doivent veiller à la clarté des clauses d'exclusion pour sécuriser les promesses de vente.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-02-19
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 19 février 2026, 23-22.295, Inédit

La Cour de cassation réaffirme que l'action indemnitaire autonome fondée sur les vices cachés, bien que distincte des actions rédhibitoires ou estimatoires, est soumise au délai de forclusion de deux ans de l'article 1648 du Code civil. Ce délai court à compter de la découverte du vice, et non du délai de prescription de droit commun de cinq ans. Les acquéreurs doivent donc agir rapidement après la découverte d'un vice caché, même pour une simple demande de dommages-intérêts.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Bordeaux
2026-02-19
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 19 février 2026, 24-11.092, Inédit

La Cour de cassation rappelle que seule la personne propriétaire de l'ouvrage ou titulaire d'un droit à construire a la qualité de maître de l'ouvrage pour agir en garantie décennale. L'intérêt économique ou la jouissance du bien par une autre entité (ici, une société exploitante) ne suffit pas à lui conférer cette qualité. Cette décision souligne l'importance de la titularité du droit réel pour l'action en responsabilité des constructeurs.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Montpellier
2026-02-19
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 19 février 2026, 24-10.524, Publié au bulletin

La Cour de cassation précise que l'approbation d'un plan de prévention des risques naturels (PPRI) entre la promesse et l'acte authentique impose une mise à jour du diagnostic technique, même si le plan approuvé ne modifie pas le plan prescrit. Cette approbation confère au PPRI une valeur de servitude d'utilité publique, nécessitant une information actualisée de l'acquéreur. Les notaires et vendeurs doivent donc être vigilants à toute évolution réglementaire des risques entre les étapes de la vente.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-02-19
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 19 février 2026, 24-10.601, Inédit

La Cour de cassation rappelle qu'une clause attributive de compétence contenue dans un contrat conclu par une SCI n'est pas opposable à ses associés. Ces derniers sont considérés comme des tiers au contrat. L'action en paiement des dettes sociales contre les associés, fondée sur leur responsabilité légale, relève donc du juge judiciaire.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Dijon
2026-02-19
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 19 février 2026, 24-20.773, Inédit

La Cour de cassation rappelle l'obligation pour les juges de répondre à l'ensemble des conclusions des parties. Une cour d'appel qui ne se prononce pas sur l'argument de la mauvaise foi du bénéficiaire d'une promesse de vente, invoquant la défaillance d'une condition suspensive, manque à son obligation de motivation.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Toulouse
2026-02-19
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 19 février 2026, 24-11.109, Inédit

Pour un investissement immobilier locatif défiscalisé, le point de départ de la prescription de l'action en responsabilité contre les professionnels n'est pas la simple connaissance des éléments financiers initiaux. Il est fixé au jour où l'investisseur a eu connaissance de faits révélant l'impossibilité d'atteindre la rentabilité prévue, notamment une surévaluation du bien.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Caen
2026-02-19
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 19 février 2026, 24-10.702, Inédit

La Cour de cassation rappelle que les éléments d'équipement dont la fonction exclusive est l'exercice d'une activité professionnelle sont exclus de la garantie décennale. Pour les panneaux photovoltaïques, il faut démontrer qu'ils ont une fonction de clos ou de couvert, au-delà de la seule production d'énergie, pour engager la responsabilité décennale.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel d'Aix en Provence
2026-02-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 février 2026, 24-10.578, Publié au bulletin

La Cour de cassation rappelle que la mauvaise foi du bailleur n'interrompt ni ne suspend la prescription biennale de l'action en paiement de l'indemnité d'éviction. Ce délai court dès la date d'effet du congé, même si une indemnité est offerte. Le preneur doit agir pour faire fixer le montant, faute de quoi il perd son droit et devient occupant sans titre.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Rejet
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-02-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 février 2026, 24-18.382, Publié au bulletin

La Cour de cassation confirme que la suspension de la prescription liée à une mesure d'instruction avant tout procès ne bénéficie qu'à la partie qui l'a sollicitée. Le locataire, défendeur à une expertise sur l'indemnité d'éviction, doit s'associer expressément à la demande pour en bénéficier. De plus, un dire à l'expert contestant la méthode d'évaluation ne vaut pas reconnaissance interruptive de prescription du droit à indemnité.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel d'Aix en Provence
2026-02-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 février 2026, 24-10.579, Inédit

La Cour de cassation réaffirme que la prescription biennale de l'action en paiement de l'indemnité d'éviction court à compter de la date d'effet du congé, même si le bailleur a offert une indemnité. Ni la mauvaise foi du bailleur, ni l'absence de contestation du principe de l'indemnité par le locataire ne suspendent ou n'interrompent ce délai. Le locataire doit agir dans les deux ans pour fixer l'indemnité.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Lyon
2026-02-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 février 2026, 24-14.383, Inédit

La Cour de cassation juge qu'un congé de bail d'habitation par lettre recommandée électronique n'est valable que si le destinataire l'a effectivement réceptionnée. La non-réclamation par le destinataire, même s'il est un professionnel présumé consentir à ce mode de notification, rend le congé irrégulier. Cette décision renforce l'exigence de réception effective pour la validité des congés.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Bordeaux
2026-02-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 février 2026, 24-13.758, Inédit

La Cour de cassation précise que le juge de la mise en état (et la cour d'appel en appel de ses ordonnances) ne peut statuer sur le bien-fondé d'une action pour trancher une fin de non-recevoir que si cette question de fond est préalable et nécessaire. En l'espèce, la prescription de l'action en nullité ne nécessitait pas de juger de la nullité elle-même. Cette décision encadre strictement les pouvoirs du JME et des cours d'appel.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Reims
2026-02-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 février 2026, 24-18.452, Inédit

La Cour de cassation rappelle que les juges d'appel, lorsqu'ils déclarent une demande nouvelle irrecevable, doivent d'office vérifier si elle ne relève pas des exceptions prévues aux articles 564 à 567 du CPC. Cette décision renforce l'obligation des cours d'appel d'examiner toutes les facettes de la recevabilité des prétentions, même sans sollicitation des parties.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel d'Aix en Provence
2026-02-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 février 2026, 24-18.788, Inédit

La Cour de cassation précise que le tribunal judiciaire, saisi d'une demande de fixation de loyer commercial accessoire à une autre contestation de sa compétence, a l'obligation de statuer sur cette demande. Il ne s'agit pas d'une simple faculté. Cette décision vise à éviter la fragmentation des litiges et simplifie la procédure pour les parties, en consolidant les contentieux devant une seule juridiction.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Tribunal judiciaire de Bonneville
2026-02-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 février 2026, 24-21.258, Inédit

La Cour de cassation précise que la simple émission et l'envoi d'un chèque ne prouvent pas la restitution du dépôt de garantie si le locataire conteste l'avoir reçu et que le chèque n'a pas été encaissé. Le bailleur doit prouver la réception effective du chèque par le locataire pour être considéré comme libéré de son obligation. Cette décision sécurise les droits des locataires en matière de restitution de dépôt de garantie.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Bordeaux
2026-02-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 février 2026, 24-16.691, Inédit

La Cour de cassation réaffirme que la mise en œuvre d'une clause résolutoire doit être faite de bonne foi par le bailleur. Le juge doit rechercher si le comportement du bailleur, notamment son refus d'encaisser les loyers après un commandement, révèle une mauvaise foi. Cette décision rappelle l'importance de la bonne foi contractuelle pour les bailleurs souhaitant activer une clause résolutoire.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle sans renvoi
Prov. : Cour d'appel de Grenoble
2026-03-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 mars 2026, 23-12.251, Publié au bulletin

La Cour de cassation limite l'obligation de publicité foncière des demandes en justice aux seules actions visant l'anéantissement rétroactif d'actes immobiliers. Les demandes subsidiaires de remboursement pour enrichissement sans cause ou de dommages-intérêts, même liées, ne sont pas soumises à cette exigence. Cette décision évite l'irrecevabilité de l'ensemble d'une action pour un défaut de publicité ne concernant qu'une partie des prétentions, offrant une sécurité juridique accrue aux justiciables.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel d'Aix en Provence
2026-03-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 mars 2026, 24-13.964, Inédit

La Cour de cassation précise qu'un co-obligé, condamné in solidum, peut exercer une action en garantie contre une partie non condamnée in solidum, dès lors qu'il établit sa responsabilité dans le dommage. Cette décision clarifie la distinction entre la répartition d'une dette in solidum et l'appel en garantie. Les praticiens doivent noter que l'absence de condamnation directe d'un tiers envers le maître d'ouvrage n'empêche pas un appel en garantie par un autre constructeur.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle sans renvoi
Prov. : Cour d'appel de Bordeaux
2026-03-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 mars 2026, 23-20.666, Publié au bulletin

La Cour de cassation précise que le juge saisi d'une demande d'exequatur d'une décision étrangère n'a pas le pouvoir d'ordonner la conversion d'une hypothèque provisoire en hypothèque définitive. Cette formalité relève exclusivement du service de la publicité foncière. Les praticiens doivent donc adresser leur demande de publicité définitive à l'administration compétente, après l'obtention de l'exequatur.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle sans renvoi
Prov. : Cour d'appel de Pau
2026-03-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 mars 2026, 24-14.743, Inédit

La Cour de cassation rappelle que le juge doit respecter les termes du contrat pour le calcul des pénalités de retard, qui doivent être basées sur les honoraires si le contrat le stipule, et non sur le coût total des travaux. De plus, le juge ne peut statuer au-delà des demandes des parties concernant la durée d'indemnisation d'un préjudice de jouissance.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Poitiers
2026-03-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 mars 2026, 24-15.798, Inédit

La Cour de cassation rappelle la force obligatoire des contrats. Si une promesse de vente subordonne la caducité de la condition suspensive à une mise en demeure préalable du vendeur, cette formalité doit impérativement être respectée. À défaut de mise en demeure, la condition ne peut être réputée défaillie et la promesse caduque.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Metz
2026-03-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 mars 2026, 24-10.585 24-17.434, Inédit

La Cour de cassation réaffirme l'obligation du juge de respecter le principe du contradictoire. Il ne peut fonder sa décision sur un moyen de droit relevé d'office, comme la qualification de 'constructeur matériel' des vendeurs, sans inviter les parties à présenter leurs observations. Cette décision souligne l'importance de la procédure pour la validité des jugements.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation sans renvoi
Prov. : Cour d'appel de Chambéry
2026-03-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 mars 2026, 24-14.087, Inédit

La Cour de cassation rappelle que le maître d'ouvrage délégué, agissant comme mandataire, n'a pas qualité à défendre à une action en paiement d'indemnité de l'article 1794 du code civil. Seul le maître de l'ouvrage est tenu des obligations contractuelles. Les praticiens doivent veiller à diriger leurs actions contre la bonne partie pour éviter l'irrecevabilité.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Rennes
2026-03-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 mars 2026, 24-18.526, Inédit

La Cour de cassation rappelle qu'une décision ne peut simultanément révoquer l'ordonnance de clôture et statuer au fond. La révocation de la clôture doit impérativement être suivie d'une réouverture des débats pour permettre aux parties de discuter les nouvelles pièces produites, garantissant ainsi le principe du contradictoire.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-03-12
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 12 mars 2026, 24-15.663, Inédit

La Cour de cassation tempère le principe d'application immédiate des revirements de jurisprudence. Elle juge que l'application rétroactive d'une nouvelle règle de prescription ne peut priver un justiciable de son droit d'accès au juge, s'il a agi de bonne foi en se conformant à la jurisprudence antérieure. Pour cette affaire, le point de départ de la prescription biennale est donc la date de la facture, et non l'achèvement des travaux.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Rennes
2026-03-05
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 5 mars 2026, 24-19.292, Publié au bulletin

La Cour de cassation juge que l'obligation de délivrance du bailleur est continue et exigible pendant toute la durée du bail. Par conséquent, l'action en exécution forcée de cette obligation n'est pas soumise à la prescription quinquennale tant que le manquement persiste. Seule l'action en réparation des dommages est limitée aux cinq ans précédant la demande en justice.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Fort de France
2026-03-05
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 5 mars 2026, 23-20.575, Inédit

La Cour de cassation rappelle que le principe des troubles anormaux de voisinage s'applique même en l'absence de dommage actuel. Le risque avéré de dommages futurs, résultant du refus de réaliser des travaux de consolidation sur un fonds voisin, peut suffire à caractériser un trouble excédant les inconvénients normaux du voisinage. Cela permet d'engager la responsabilité du voisin pour des risques prévisibles.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Rennes
2026-03-05
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 5 mars 2026, 24-18.912, Inédit

La Cour de cassation précise que la possession n'est pas paisible que si elle est maintenue par des violences matérielles ou morales, de simples constats d'huissier ne suffisent pas. Elle confirme également que l'article 2243 du Code civil, relatif à l'interruption de la prescription non avenue en cas de rejet de la demande, s'applique à la prescription acquisitive. Une action en justice rejetée n'interrompt donc pas l'usucapion.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel d'Aix en Provence
2026-03-05
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 5 mars 2026, 24-21.034, Inédit

La Cour de cassation précise que la présomption de fiabilité d'une signature électronique ne s'applique que si elle est "qualifiée" au sens du règlement eIDAS. Si le procédé n'est pas qualifié, c'est à celui qui se prévaut de l'acte de prouver la fiabilité de la signature, ce qui a un impact majeur sur la sécurité juridique des contrats électroniques.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Versailles
2026-03-05
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 5 mars 2026, 23-13.288, Inédit

La Cour de cassation confirme que les pièces détachées (ex: chambre de service, WC sur palier) faisant partie du même lot de copropriété doivent être incluses dans le mesurage Carrez. Elle précise que le diagnostiqueur engage sa responsabilité en cas d'erreur de mesurage, même s'il n'a pas à analyser juridiquement le règlement de copropriété, dès lors qu'il certifie une surface erronée.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Pau
2026-03-05
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 5 mars 2026, 24-13.422, Inédit

La Cour de cassation rappelle qu'une transaction suppose des concessions réciproques entre les parties. Le juge doit expressément caractériser les concessions faites par chaque partie pour qu'un accord soit qualifié de transaction et fasse obstacle à une action en justice.

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Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Cayenne
2026-03-05
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 5 mars 2026, 24-15.820, Publié au bulletin

La Cour de cassation réaffirme que le locataire commercial peut opposer l'exception d'inexécution pour justifier le non-paiement des loyers si le bailleur manque à ses obligations. Le juge doit vérifier le bien-fondé de cette exception, même si le locataire n'a pas demandé de délais de paiement dans le mois du commandement.

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Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Rejet
Prov. : Cour d'appel de Rennes
2026-03-05
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 5 mars 2026, 24-11.525, Publié au bulletin

La Cour de cassation précise que l'exception au droit de préférence du locataire commercial pour les cessions intrafamiliales ne s'applique pas aux ventes entre SCI, même si les associés sont de la même famille. Une SCI a une personnalité juridique distincte de ses associés. Les bailleurs doivent donc purger le droit de préférence même en cas de vente à une SCI familiale.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-03-26
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 26 mars 2026, 24-17.677, Inédit

La Cour de cassation rappelle l'interdiction pour le juge de dénaturer les pièces qui lui sont soumises. En l'espèce, la cour d'appel a commis une erreur en considérant des pièces comme antérieures à un précédent arrêt, alors qu'elles étaient postérieures ou non examinées. Les juges doivent examiner attentivement toutes les preuves produites sans les dénaturer.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Papeete
2026-03-26
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 26 mars 2026, 24-14.523, Inédit

La Cour de cassation rappelle deux principes essentiels : la garantie des vices cachés s'applique même si le vendeur ignorait le vice, sauf clause de non-garantie. Par ailleurs, le notaire doit informer de manière complète et circonstanciée sur tous les risques de l'acte, même si l'acte mentionne des éclaircissements. Les professionnels doivent être vigilants sur la rédaction des clauses de non-garantie et l'étendue du devoir de conseil.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Nîmes
2026-03-26
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 26 mars 2026, 24-19.550, Inédit

La Cour de cassation rappelle que l'assignation en résolution d'un contrat synallagmatique vaut mise en demeure. La résolution peut être prononcée pour inexécution des obligations, peu importe le motif de cette inexécution, même non fautive. Les praticiens doivent retenir que l'inexécution constatée par le juge suffit à justifier la résolution, sans qu'il soit nécessaire de prouver une mise en demeure préalable à l'assignation ou la faute du débiteur.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Rouen
2026-03-26
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 26 mars 2026, 24-14.729, Inédit

La Cour de cassation affirme que le délai biennal de l'action en garantie des vices cachés est un délai de prescription, et non de forclusion. Il est donc susceptible de suspension, notamment par une demande d'expertise judiciaire. La Cour sanctionne également la dénaturation des conclusions des parties par la cour d'appel, rappelant l'obligation du juge de statuer sur toutes les demandes formulées.

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Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Rejet
Prov. : Cour d'appel de Bordeaux
2026-03-26
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 26 mars 2026, 24-14.371, Publié au bulletin

La Cour précise que l'autorisation du Juge des Libertés et de la Détention pour accéder à des locaux dans le cadre de la protection animale est distincte des pouvoirs propres des agents de saisir ou retirer des animaux. L'ordonnance d'accès ne limite pas la possibilité pour les agents d'effectuer un retrait d'animaux si les conditions légales de souffrance ou d'hébergement inadapté sont réunies.

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Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation sans renvoi
Prov. : Cour d'appel de Pau
2026-03-19
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 19 mars 2026, 23-17.912, Publié au bulletin

La Cour de cassation, se conformant à une décision du Tribunal des conflits, rappelle qu'un contrat de cession de biens du domaine public par une commune à un établissement public est un contrat administratif. Par conséquent, toute action en nullité de ce contrat relève de la compétence exclusive de la juridiction administrative, et non judiciaire.

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Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-03-19
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 19 mars 2026, 24-22.301, Publié au bulletin

La Cour de cassation juge que le délai de 15 jours pour la SAFER de notifier sa décision de préemption à l'acquéreur évincé ne court qu'à partir de la réception par la SAFER d'une notification complète et exacte des coordonnées de l'acquéreur par le notaire. Une adresse erronée du notaire reporte le point de départ du délai, évitant la nullité de la préemption si la SAFER notifie dans les 15 jours suivant la correction.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Rejet
Prov. : Cour d'appel de Lyon
2026-03-19
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 19 mars 2026, 24-13.829, Publié au bulletin

La Cour précise que l'irrégularité d'un plan de copropriété (non établi par géomètre-expert) ou la non-conformité au permis de construire n'affecte pas la validité du règlement de copropriété si les conditions légales sont remplies. La responsabilité du gérant ou du notaire n'est engagée que si leur faute est la cause directe d'un préjudice, non si l'acquéreur a consenti sur la base des documents contractuels.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Rejet
Prov. : Tribunal judiciaire de Colmar
2026-04-09
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 9 avril 2026, 24-17.155 24-18.498, Publié au bulletin

La Cour de cassation précise que la validité de la déclaration d'utilité publique (DUP) en matière d'expropriation s'apprécie à la date de l'ordonnance du juge de l'expropriation, et non à la date de sa saisine. Le juge ne peut prononcer le transfert de propriété si la DUP est caduque au moment où il rend sa décision. Cela impose aux autorités expropriantes une vigilance accrue sur la durée de validité de la DUP.

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Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Rejet
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-04-09
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 9 avril 2026, 24-11.754, Publié au bulletin

La Cour de cassation précise l'application transitoire de la prescription de l'action en démolition d'une construction dont le permis a été annulé. Pour les travaux achevés avant la loi du 13 juillet 2006, c'est l'ancien délai de prescription de 5 ans à compter de l'achèvement des travaux qui s'applique, et non le nouveau délai de 2 ans à compter de l'annulation du permis. Cette règle s'applique indifféremment aux actions en démolition et en dommages-intérêts.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-04-09
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 9 avril 2026, 24-17.073, Inédit

La Cour de cassation rappelle la stricte obligation d'information du vendeur en VEFA. En présence de documents contractuels contradictoires sur l'existence d'un ascenseur, l'ambiguïté doit être interprétée contre le vendeur. Les juges ne peuvent retenir une information du client si les documents sont eux-mêmes incohérents sur une caractéristique essentielle du bien.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Qpc seule - renvoi au cc
Prov. : Tribunal judiciaire de Rennes
2026-04-10
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 10 avril 2026, 26-40.002, Inédit

La Cour de cassation renvoie au Conseil constitutionnel une QPC sur l'article L. 322-3 du code de l'expropriation. La question porte sur la conformité à la juste indemnité de la méthode d'appréciation de la dimension des réseaux pour les ZAC multi-sites. L'interprétation actuelle pourrait priver des propriétaires d'une juste indemnité en écartant la qualification de terrain à bâtir pour des parcelles pourtant équipées localement.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Chambéry
2026-04-09
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 9 avril 2026, 24-14.784, Inédit

La Cour de cassation casse un arrêt d'appel pour défaut de motivation et manque de base légale. Elle rappelle l'obligation des juges d'analyser les éléments de preuve essentiels (planning de paiement) et de rechercher la bonne foi contractuelle, notamment sur les délais de réponse cruciaux pour le financement d'un projet. Elle insiste aussi sur la nécessité de répondre aux conclusions des parties concernant la validité de la signification.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Rouen
2026-04-09
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 9 avril 2026, 24-18.549, Inédit

La Cour de cassation renforce l'obligation de conseil de l'entrepreneur professionnel. Celui-ci doit alerter le maître d'ouvrage sur la nécessité d'obtenir les validations techniques préalables d'organismes tiers (ex: Enedis) pour assurer le raccordement et le bon fonctionnement de l'installation. Le manquement à cette obligation peut engager sa responsabilité en cas de non-conformité.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Rouen
2026-04-09
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 9 avril 2026, 24-17.405, Inédit

La Cour de cassation rappelle qu'en cas d'annulation d'une vente immobilière, l'effet rétroactif de l'anéantissement du contrat n'empêche pas le vendeur de réclamer une indemnité d'occupation aux acquéreurs. Conformément à l'article 1352-3 du Code civil, la restitution inclut la valeur de la jouissance que la chose a procurée.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Lyon
2026-04-09
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 9 avril 2026, 24-14.012, Inédit

La Cour de cassation rappelle le principe de réparation intégrale : une solution palliative (pompes de relevage) ne suffit pas si le désordre (infiltrations) persiste, et la reprise des travaux est due. Elle précise également qu'en appel, il n'est pas nécessaire de reproduire les chefs de jugement critiqués dans le dispositif des conclusions si la déclaration d'appel les mentionne et que la réformation est demandée.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Bordeaux
2026-04-09
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 9 avril 2026, 24-10.488, Inédit

La Cour de cassation réaffirme qu'un procès-verbal de bornage ne constitue pas un acte translatif de propriété et ne peut modifier les droits des parties. Il a pour seule fonction de fixer les limites des fonds contigus. La cour d'appel a été censurée pour avoir dénaturé l'acte de vente et attribué au bornage une portée qu'il n'a pas, en violation des articles 544 et 646 du Code civil.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Montpellier
2026-04-09
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 9 avril 2026, 24-12.979, Inédit

La Cour de cassation rappelle qu'une seule demande de prêt conforme aux stipulations et déposée dans les délais suffit à purger la condition suspensive d'obtention de prêt, même si elle est rejetée. Les juges du fond ne peuvent exiger des diligences supplémentaires (multiples demandes, courtier) en l'absence de clause contractuelle spécifique. Cette décision protège l'acquéreur contre une interprétation trop stricte de son obligation de diligence.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Rejet
Prov. : Cour d'appel de Reims
2026-04-02
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 2 avril 2026, 24-22.613, Publié au bulletin

La Cour de cassation confirme que la délivrance d'un congé pour un bail rural, motivé par l'âge de la retraite du preneur, est un acte d'administration. Il peut être valablement donné par les indivisaires représentant au moins les deux tiers des droits indivis, conformément à l'article 815-3 du code civil. L'absence de péril pour l'intérêt commun de l'indivision est sans incidence.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Rejet
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-04-02
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 2 avril 2026, 24-15.059, Publié au bulletin

La Cour de cassation confirme que le droit de surélever un bâtiment en copropriété appartient au syndicat des copropriétaires, même si le bâtiment contient un lot privatif unique. Ce principe s'applique dès lors que le bâtiment comporte des parties communes (même spéciales) et que le règlement de copropriété ne prévoit pas expressément le contraire. Une autorisation de l'assemblée générale est donc nécessaire.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Tribunal judiciaire de Bordeaux
2026-04-02
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 2 avril 2026, 24-19.709, Inédit

La Cour de cassation précise l'application temporelle de l'annulation par le Conseil d'État de l'article 750-1 du CPC (conciliation préalable obligatoire). Les actions contentieuses engagées avant le 22 septembre 2022 et toujours en cours à cette date n'étaient pas soumises à l'obligation de conciliation préalable. Le juge ne peut donc pas déclarer irrecevables des demandes pour ce motif si l'instance était en cours au jour de l'annulation.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Bastia
2026-04-02
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 2 avril 2026, 24-21.351, Inédit

La Cour de cassation rappelle avec force que l'action en revendication de propriété est imprescriptible. Une cour d'appel ne peut déclarer une telle action prescrite, même si le demandeur peine à prouver sa propriété par titre ou si son action fondée sur l'usucapion est tardive. Le droit de propriété ne s'éteint pas par le non-usage.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Nîmes
2026-04-02
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 2 avril 2026, 24-17.633, Inédit

La Cour de cassation rappelle que la qualification de bail rural est objective. Dès lors que les faits (occupation exclusive, continue et onéreuse de parcelles agricoles) sont établis, le statut du fermage s'applique, sauf si le propriétaire prouve une intention de contourner le statut et une utilisation non continue. La volonté non équivoque du propriétaire de consentir un "bail statutaire" n'est pas une condition.

Inédit
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Montpellier
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 23-15.493, Inédit

La Cour de cassation précise que le délai de péremption d'une instance civile suspendue en attente d'une décision pénale recommence à courir à compter de la décision définitive de l'instance pénale (ex: jugement de relaxe), et non de la simple information du plaignant par le procureur. Les avocats doivent donc veiller à la date de la décision pénale définitive pour purger les délais de péremption.

Inédit
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Poitiers
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 23-17.752, Inédit

La Cour de cassation rappelle que l'absence de publication d'un commandement de payer valant saisie immobilière dans les deux mois n'entraîne pas automatiquement la perte de son effet interruptif de prescription. Pour cela, la caducité du commandement doit impérativement être prononcée par le juge. Les créanciers et débiteurs doivent être attentifs à cette condition procédurale essentielle.

Inédit
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation
Prov. : Cour d'appel d'Orléans
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 23-15.833, Inédit

La Cour de cassation précise que l'article R. 142-10-4 du Code de la sécurité sociale n'est pas applicable en appel sans représentation obligatoire. De plus, une dispense de comparution à une audience ultérieure ne peut être accordée que si la partie a comparu à une première audience pour en faire la demande. Les praticiens doivent veiller au respect strict de ces règles procédurales en appel.

Publié
Droit Civil, Pénal & Famille
Rejet
Prov. : Cour d'appel d'Aix en Provence
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 23-12.908, Publié au bulletin

La Cour de cassation distingue la saisine irrégulière de la cour d'appel (permettant un second appel principal si le premier n'est pas encore déclaré irrecevable) de la déclaration d'appel nulle ou incomplète. Cette dernière ne peut être régularisée par un second appel que dans le délai pour conclure. Les praticiens doivent être vigilants sur la nature de l'irrégularité et les délais pour éviter l'irrecevabilité.

Inédit
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Nouméa
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 23-12.813, Inédit

La Cour de cassation rappelle que, selon le code de procédure civile de Nouvelle-Calédonie, si l'appelant a déposé son mémoire ampliatif, l'affaire doit être rétablie et jugée sur la base de ce mémoire. La cour d'appel ne peut pas se fonder sur les seules conclusions de première instance, même si l'intimé le demande. Cette décision garantit le respect du droit de l'appelant à voir ses arguments pris en compte en appel.

Inédit
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 25-14.469, Inédit

La Cour de cassation rappelle qu'une partie défenderesse à une mesure d'instruction in futurum (article 145 CPC) ou demanderesse à sa rétractation ne peut être considérée comme "partie perdante" au sens de l'article 696 CPC. Par conséquent, la condamnation de cette partie aux frais irrépétibles (article 700 CPC) doit être spécialement motivée et ne peut se fonder sur la simple "issue du litige". Cette décision protège les entreprises visées par ces mesures exploratoires.

Inédit
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel d'Aix en Provence
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 21-25.751, Inédit

La Cour de cassation précise que la nullité d'un commandement de payer aux fins de saisie-vente ne peut être prononcée si le décompte distinct des sommes réclamées (principal, frais, intérêts échus) et le taux d'intérêts sont indiqués, même sans détail sur la base de calcul des intérêts ou le taux appliqué à chaque poste. Cette décision limite les exigences formelles pour la validité des commandements, sécurisant les procédures de recouvrement. Elle rappelle aussi qu'une procédure de désaveu d'avocat n'est soumise à aucun délai.

Inédit
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Rouen
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 25-15.034, Inédit

La Cour de cassation précise qu'un appelant n'est pas tenu de reprendre dans le dispositif de ses conclusions les chefs de dispositif du jugement dont il demande l'infirmation. Il suffit de formuler expressément ses prétentions. Cette décision corrige une pratique de certaines cours d'appel qui exigeaient une précision excessive, facilitant ainsi la recevabilité des appels et la tâche des avocats.

Inédit
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Versailles
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 23-13.328, Inédit

La Cour de cassation précise que l'appelant n'a pas à reprendre les chefs de dispositif du jugement dont il demande l'infirmation. Surtout, même si l'appel principal vise l'annulation du jugement, la cour d'appel, saisie de l'entier litige par l'effet dévolutif, doit statuer sur les prétentions subsidiaires au fond, même si la demande d'infirmation n'est pas explicitement formulée dans le dispositif des premières conclusions. Les praticiens doivent veiller à bien formuler leurs prétentions subsidiaires pour que la cour d'appel les examine.

Publié
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Douai
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 23-12.123, Publié au bulletin

La Cour de cassation opère une précision majeure : un salarié est considéré comme "personne à laquelle la mesure est opposée" au sens de l'article 495 CPC, si l'ordonnance 145 autorise l'accès à ses outils numériques personnels (ordinateurs, messagerie), même si l'exécution a lieu dans les locaux de l'entreprise. Cela impose de lui remettre copie de la requête et de l'ordonnance. Cette décision renforce la protection de la vie privée des salariés et impacte fortement les mesures d'instruction in futurum.

Publié
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel d'Aix en Provence
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 23-14.726, Publié au bulletin

La Cour de cassation assouplit l'interprétation de l'article 954 du CPC concernant le dispositif des conclusions d'appel. Pour une fin de non-recevoir tirée de la nouveauté des demandes, il n'est pas impératif de lister chaque demande visée dans le dispositif, pourvu qu'elles soient clairement identifiées dans la partie discussion. Cette décision évite un formalisme excessif et facilite la rédaction des conclusions.

Publié
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Bordeaux
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 23-13.251, Publié au bulletin

En cas de renvoi après cassation et de pluralité de parties adverses, le défaut de notification des conclusions à l'une d'elles n'entraîne pas l'irrecevabilité générale des conclusions. La Cour de cassation précise que l'auteur est seulement réputé s'en tenir à ses précédentes prétentions à l'égard de la partie non notifiée. Les conclusions régulièrement notifiées aux autres parties doivent être examinées, évitant une sanction excessive.

Inédit
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Nîmes
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 23-20.099, Inédit

La Cour de cassation rappelle qu'une cour d'appel ne peut pas simultanément révoquer l'ordonnance de clôture et statuer sur le fond du litige sans avoir préalablement rouvert les débats. La révocation de la clôture doit précéder les débats ou être suivie d'une réouverture formelle. Cette décision insiste sur le respect strict des règles procédurales pour garantir le principe du contradictoire.

Inédit
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation
Prov. : Cour d'appel d'Aix en Provence
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 23-19.643, Inédit

La Cour de cassation rappelle que les informations techniques issues des applications internes des juridictions (ex: Winci) doivent être soumises au débat contradictoire avant de fonder une décision. Ne pas communiquer ces éléments aux parties viole les articles 7 et 16 du CPC. Les praticiens doivent s'assurer que toutes les informations utilisées par le juge sont bien dans le débat et accessibles.

Inédit
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation
Prov. : Cour d'appel d'Aix en Provence
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 25-17.723, Inédit

La Cour de cassation précise que l'article 954 du CPC n'impose pas aux appelants de lister les chefs de jugement critiqués dans le dispositif de leurs conclusions. Ces chefs doivent figurer dans la discussion, tandis que le dispositif récapitule les prétentions. Cette décision est cruciale pour la rédaction des conclusions d'appel et la détermination de l'effet dévolutif.

Inédit
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation
Prov. : Cour d'appel d'Aix en Provence
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 25-15.605, Inédit

La Cour de cassation confirme que le président de chambre, en procédure à bref délai (art. 905-2 CPC), n'est pas compétent pour statuer sur l'irrecevabilité de l'appel pour tardiveté. La cour d'appel, saisie sur déféré, ne peut pas non plus confirmer une telle décision, car elle statue dans les limites de la compétence du président.

Inédit
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Rennes
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 24-22.345, Inédit

La Cour de cassation rappelle que le décret du 25 février 2022 (art. 901 CPC) est immédiatement applicable aux appels en cours. Elle censure une cour d'appel qui a refusé l'effet dévolutif à une déclaration d'appel mentionnant un "appel total" et accompagnée d'une annexe précisant les chefs critiqués. Les praticiens doivent s'assurer que la déclaration d'appel, éventuellement complétée par une annexe, identifie clairement les chefs de jugement contestés.

Inédit
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 23-14.295, Inédit

La Cour de cassation juge que les règles de compétence exclusive du conseiller de la mise en état pour les fins de non-recevoir (décret 2019-1333) ne s'appliquent pas aux instances d'appel introduites avant le 1er janvier 2020, même en cas de renvoi après cassation. Une instance sur renvoi est la continuation de l'instance initiale. Les praticiens doivent vérifier la date d'introduction de l'appel initial pour déterminer les règles de procédure applicables.

Inédit
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation
Prov. : Cour d'appel d'Orléans
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 23-15.821, Inédit

La Cour de cassation précise que la dispense de comparution en appel sans représentation obligatoire (art. 946 CPC) ne peut être accordée que si la partie a comparu à une première audience pour en faire la demande. L'article R. 142-10-4 du Code de la sécurité sociale n'est pas applicable en appel. Les praticiens doivent veiller à la comparution initiale de leurs clients pour solliciter une dispense ultérieure.

Publié
Droit Civil, Pénal & Famille
Cassation
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 2, 16 avril 2026, 23-18.383, Publié au bulletin

La Cour de cassation précise que, lors d'un recours contre une décision d'exequatur d'une décision étrangère, le conseiller de la mise en état n'est pas compétent pour statuer sur les exceptions de procédure ou fins de non-recevoir qui remettent en cause la décision d'exequatur elle-même. Ces moyens doivent être examinés par la cour d'appel. Cette décision clarifie la répartition des compétences en appel et assure un examen collégial des contestations de fond.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel de Paris
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 16 avril 2026, 24-13.191, Publié au bulletin

La Cour de cassation affirme que le décès du bénéficiaire d'un congé pour reprise, survenu avant la date d'expiration du préavis, prive d'effet ce congé. Les conditions de la reprise étant appréciées en la personne du bénéficiaire désigné, les héritiers ne peuvent pas se prévaloir du congé initial. Les bailleurs doivent être conscients de cette règle stricte en cas de congé pour reprise, qui est un acte personnel.

Inédit
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation partielle
Prov. : Cour d'appel d'Orléans
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 16 avril 2026, 25-10.188, Inédit

La Cour de cassation rappelle qu'en cas de non-décence du logement constatée par l'organisme payeur, le bailleur ne peut pas réclamer au locataire la part du loyer correspondant à l'allocation de logement que l'organisme a conservée. Le locataire n'est redevable que du loyer diminué de cette allocation. Cette décision protège le locataire et incite les bailleurs à maintenir leurs logements décents pour percevoir l'intégralité des sommes dues.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Cassation
Prov. : Cour d'appel d'Aix en Provence
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 16 avril 2026, 25-11.587, Publié au bulletin

La Cour de cassation juge qu'un ensemble de biens, loués ou non, ne peut être considéré comme un "tout indivisible" justifiant une offre de vente unique au preneur, que si tous ces biens appartiennent à un seul et unique propriétaire. Cette décision renforce le droit de préemption du preneur en bail rural, empêchant les bailleurs de regrouper des parcelles appartenant à des personnes différentes pour contourner ce droit. Les professionnels doivent s'assurer de l'unicité du propriétaire pour invoquer l'indivisibilité.

Publié
Droit Immobilier, Urbanisme & Environnement
Rejet
Prov. : Cour d'appel de Dijon
2026-04-16
Cour de cassation, civile, Chambre civile 3, 16 avril 2026, 25-12.204, Publié au bulletin

La Cour de cassation précise que la validité d'une décision de rétrocession de la SAFER n'est pas subordonnée au respect de ses objectifs prioritaires définis dans son programme pluriannuel d'activité (PPAS). Le non-respect du PPAS peut entraîner des sanctions administratives pour la SAFER, mais ne constitue pas une cause de nullité de l'acte de rétrocession pour les tiers. Les candidats évincés ne peuvent donc pas invoquer la non-conformité au PPAS pour annuler une vente.

Textes Légaux